Visiter San Gimignano

Posted by admin on Apr 16 2010 at 03:37 pm

San Gimignano est un des plus spectaculaires et charmants bourgs médiévaux de la Toscane. Inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO, le village conserve intacte son architecture du 14e siècle, comme en témoignent les peintures de l’époque (par exemple, celle de Taddeo Bartolo, conservée au Musée civique de San Gimignano). Grâce à la splendeur de son architecture, à l’atmosphère qui y règne, à la beauté de ses alentours et au vin produit sur place (et dégusté sur place, aussi !) San Gimignano est une des destinations préférées des touristes étrangers, mais aussi des italiens à la recherche d’une excursion d’une journée. 

Hébergement à San Gimignano

Se loger : nos conseils  
 

  • Villa I Barronci : Hotel en Toscane. Piscine, bain tourbillon, traitements bien-être. Petit-déjeuner avec buffet et restaurant interne. Situé à San Casciano Val Di Pesa. Site web >>
  • Fattoria Le Mandrie di Ripalta : gîte touristique dans le Chianti. Piscine, restaurant traditionnel, appartements à louer pour les vacances. Production sur place d’huile, vin, miel et confitures. Situé à Montespertoli. Site web >> 

 

San Gimignano montre tout son charme au coucher du soleil, grâce à son magnifique panorama, et tôt le matin car, comme la plupart des bourgs médiévaux, la ville et ses édifices de culte ont été bâtis de façon à optimiser la lumière naturelle. 

Je vous conseille de vous garer sur la place Dei Martiri di Montemaggio (suivez ce lien pour voir le plan de San Gimignano), près de la porte San Giovanni, par laquelle on rentre dans le bourg. Poursuivez 200 mètres sur la rue du même nom pour rejoindre le centre de la ville, c’est-à-dire l’endroit où convergent ses trois places : Erbe, del Duomo et della Cisterna. La place ainsi formée est entourée de maisons-tours médiévales. Pour admirer un panorama magnifique, montez jusqu’à la forteresse de Montestaffoli, sur la rue Quercecchio. 

Pour ce qui concerne les dégustations, je vous suggère de ne pas vous arrêter à la première occasion, mais commencer plutôt avec une visite au Musée della Vernaccia, où vous pourrez savourer les crus locaux tout en découvrant le processus de production du vin. L’approche est didactique, mais très pittoresque et le musée dispose d’un chaleureux bar à vins. À essayer aussi la Pizzicheria di Mauro e Marina (fermé mardi), l’Enoteca Gustavo (fermé mardi) et la très renommée Gelateria di Piazza, qui propose des glaces aux saveurs qui varient au fil des saisons. 

Si vous êtes à la recherche de souvenirs, à San Gimignano vous en trouverez de toute sorte : des produits de l’artisanat local aux objets de piètre qualité. Soyez attentifs et vous pourrez dénicher de vrais trésors ! Si vous passez par San Gimignano un jeudi matin, je vous suggère de faire un tour au marché, qui se déroule au centre de la ville.

Pour le dîner, je vous conseille vivement de choisir l’Osteria Del Carcere (fermé mercredi et jeudi midi), près de la place della Cisterna, qui propose de nourrissants mets locaux à des prix très abordables.

Visiter San Gimignano : les maisons-tours, le Musée civique et la Galerie d’art moderne et contemporain

Les maisons-tours sont un des éléments typiques de ce bourg. En époque médiévale, il y en avait 70, mais aujourd’hui, il n’en reste que 13. C’est aussi grâce à elles que San Gimignano conserve intacte son charme de ville historique. Pour la petite histoire, les tours de ces maisons n’étaient pas qu’un élément de prestige (mesuré sur la base de la hauteur des maisons), mais elles avaient aussi des fonctions d’ordre pratique. En premier lieu, elles étaient des éléments de défense. Étant reliés les unes aux autres par des ponts, elles permettaient de se déplacer sans descendre dans la rue et d’éviter ainsi de rencontrer des gens peu recommandables ou des ennemis.

La diffusion de ce genre d’édifice pourrait aussi être reliée à la production textile, et plus précisément à l’utilisation de teintures à base de safran. Les tissus teints avec ces dernières devaient être séchés à l’abri du soleil et de la poussière, et pour gagner de l’espace l’on construisait des maisons avec de plus en plus d’étages.

Porte San Giovanni. Si vous avez suivi mon conseil, vous êtes arrivés dans la ville par cette porte. Voilà quelques mots à son sujet. Ouverte dans l’enceinte murale en 1262, elle s’ouvre sur la rue du même nom, qui marque le début du tronçon urbain de la Via Francigena (la voie historique qui reliait Canterbury à Rome, empruntée par des milliers de pèlerins au fil des siècles). Remarquez que la rue est bordée de maisons-tours, églises, édifices médiévaux et hôtels particuliers.

Place della Cisterna. Cette place de plan triangulaire doit son nom à la citerne médiévale du 1287 qui se trouve à son milieu. Elle est bordée de maisons-tours et d’édifices qui ont conservés intacte leur charme d’antan, comme par exemple palais Salvestrini, palais Tortoli et palais dei Cortesi.

L’église de Sant’Agostino, située près de la porte San Matteo, vaut la peine d’être visitée. Dans cet édifice aux lignes gothiques-romaines vous pourrez admirer un chef d’œuvre de Piero Pollaiolo (Couronnement de la Vierge, maître-autel) e une série de fresques sur la vie de Saint Augustin, réalisées par Benozzo Gozzoli (parois du chœur). La chapelle de San Bartolo, près de l’entrée, abrite quant à elle un autel de marbre réalisé par Benedetto da Maiano.

Palais communal, Pinacothèque et Torre Grossa. Bâti et agrandi entre 1288 et 1323, le palais communal est une autre merveille de l’architecture du bas Moyen Âge. L’édifice est dominé par une tour panoramique de 54 mètres (dite Torre Grossa), à laquelle l’on peut accéder par le Musée civique. Il s’agit d’une tour massive et imposante, avec une évidente vocation défensive, qui symbolise la ville et le pouvoir laïque et domine le bourg et ses alentours.

Un escalier extérieur donne accès au Musée civique (où séjourna entre autres le grand poète Dante Alighieri) qui abrite la merveilleuse Maestà de Lippo Memmi, le Crucifix de Coppo di Marcovaldo, les ronds qui représentent l’Annonciation de Filippino Lippi, et une des dernières œuvres de Pinturicchio. Les œuvres de cette collection sont d’importants témoignages de l’art du bas Moyen Âge et de la Renaissance en Toscane aussi bien que dans le nord de l’Italie.

Place de la cathédrale. La belle église collégiale de Santa Maria Assunta, bâtie au cours du 12e siècle présente un grand escalier, une façade très simple et trois nefs. Ici vous trouverez des chefs d’œuvres tels que le Martyre de Saint Sébastien de Benozzo Gozzoli, les sculptures en bois de Jacopo della Quercia, les fresques de Lippo et Federico Memmi (Histoires du Nouveau Testament) et des scènes tirées du Vieux Testament réalisées par Bartolo di Fredi.

La chapelle de Santa Fina est une œuvre de l’architecture de la Renaissance réalisée par Giuliano et Benedetto Da Maiano. Les parois latérales présentent une série de fresques réalisées par Domenico Ghirlandaio, qui racontent l’histoire de Sainte Fina. On y voit Saint Grégoire qui annonce à Sainte Fina une mort libératoire. La souris en dessous du banc rappelle le martyre de Sainte Fina, condamnée à être dévorée par les souris et les vers. La cruauté du martyre est représentée de façon symbolique : aux éléments macabres, le peintre préfère une scène sereine et lumineuse, qui met en valeur la spiritualité de la sainteté et réduit l’aspect morbide de la torture au symbole de la petite souris.

Épicerie de Santa Fina, Musée archéologique, Galerie d’art moderne et contemporain. Tous ces lieux d’intérêt se trouvent à l’intérieur de l’ancien conservatoire de Santa Chiara, un hôpital institué peu après la mort de la sainte, survenue en 1253 (Via Folgore 11. Horaires d’ouverture : 11h-17h30. Fermé le 31 janvier). Le complexe comprend : l’épicerie de Santa Fina, qui abrite une collection de pots en céramique de la Renaissance de provenance de l’hôpital du même nom ; le Musée archéologique, qui présente des vestiges étrusques, romains et médiévaux (surtout vitres et céramique) et la Galerie d’art moderne et contemporain, dirigée par le grand critique Enrico Crispolti et qui où vous trouverez, entre autres, des œuvres de Guttuso.

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